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Une Cordoeil sur le Cordoeil !

 

Eric et Xavier, nos deux aventuriers de l’extrême, sont montés au sommet de la montagne de Cordœil (2 114 m) avant les premières neiges pour se boire une Cordœil !

Il paraît qu’elle est encore meilleure quand on la déguste là-haut...

 

 
Cordœil Framboise

Cet été, on vous a concocté une nouveauté top secrète… C’est une grande première à la brasserie Cordœil : une bière aux fruits !

Mais attention, c’est pas comme vous pouvez trouver dans la plupart des échoppes une blonde pisseuse avec des arômes pour faire le goût tagada, du parfum pour l’odeur qui entartugue, du colorant pour la couleur éclatante qui pique les yeux et de l’édulcorant pour l’effet sucré fillette.

Non, ici, on a une vrai bière, pur malt, à laquelle on a ajouté pendant la garde de la véritable framboise bio. Oui des fruits pour une bière aux fruits, dit comme ça, ça vous paraît normal mais en fait c’est pas si fréquent !

Ces framboises sont restées plusieurs mois dans le moût et participent à sa couleur finale. Et bien entendu, cela lui confère un goût et une odeur délicate de fruit. Une légère acidité aussi, et comme nos chères levures ont mangé le sucre pendant la fermentation, c’est très rafraîchissant.

 
Les Assises de la Transition Écologique et Citoyenne

Ci dessous le texte de mon intervention aux "Assises de la Transition Écologique et Citoyenne" du 06 à Nice le 29 octobre 2018.

Pour en savoir plus sur les Assises, c'est ICI


Créée en 2006, la bière Cordoeil est le résultat de ma passion pour la bière conjuguée à l’amour de la vallée de Thorame. Le résultat aussi de ma soif d’entreprendre et de mon appétit insatiable pour les produits locaux, naturels et de qualité.

L’histoire commence à la fin des années 90, où les premiers brassins donnent naissance aux premières bières maison. De bonne bière, de très bonne bière, et aussi pas mal de raté !

Après quelques années de mise au point et de nombreux brassins réalisés en « amateur » pour le plaisir des amis et de la famille, l’idée grandit d’en faire un métier. L’idée aussi de revenir dans cette vallée du Verdon que j’avais dû quitter ,comme beaucoup d’enfants du Pays, pour faire mes études, puis pour trouver un emploi. Petit à petit, je commençais à comprendre que cette passion pouvait me mener à un métier, me mener à créer une activité nouvelle, inédite, ici, dans la vallée.
Je voulais faire de cette bière un produit de terroir, un produit local, il fallait donc que je maîtrise toute la chaîne, du champ à la chope. Il fallait que je devienne agriculteur pour cultiver les matières premières moi même, dans le respect de la nature. La nature qui est dans nos montagnes un de nos rares capitaux. Dans cette optique, la ferme familiale se tournait vers l’agriculture biologique en 2002. Et en 2005, quand je m’y associai pour faire de la bière, c’était naturellement de la bière bio.
C’était l’époque des tests, des essais. Essais d’orges brassicole, de blé tendre, de malts, de houblons, de levures. Essais d’eau également. L’eau est l’ingrédient principal et essentiel de la bière, sa composition lui donne ses qualités. Si aujourd’hui cette bière s’appelle Cordoeil, ce n’est pas un hasard ! L’eau qui la compose provient de la source située sur les flancs de la montagne de Cordoeil. Cette montagne qui sépare la vallée du Verdon de la vallée des Thorames. Une source d’ubac, qui fournit une eau abondante, de très bonne qualité et naturellement saine. Avec la chance qu’elle soit à ce jour absolument non traitée de son captage jusqu’au robinet de l’usager.
J’avais mes matières premières, il restait à bâtir le projet. Je suis issu d’un parcours scientifique, et ma femme est ingénieur en agroalimentaire, mais pour pouvoir mener cette folie jusqu’au bout il me fallait retourner à l’école et passer un diplôme agricole, compléter de multiples dossiers et suivre les diverses formations… C’est comme cela que je me suis retrouvé début 2006, « jeune agriculteur ». Je me suis alors appuyé sur les compétences de l’ensemble de ma famille, en m’associant en GAEC à mon oncle et mon père qui m’ont apporté leur savoir faire sur la partie agricole, ainsi que les terres, les bâtiments et le matériel.
Armé des aides « Jeunes Agriculteurs » et endetté d’un prêt bancaire, j’ai assuré la conception de l’ensemble du matériel, certaines machines n’existant pas dans le commerce à notre échelle artisanale. C’est notamment le cas pour la micro-malterie, qui transforme l’orge en malt par un processus de germination contrôlée. Cette machine m’a d’ailleurs valu la prime à l’innovation du département.
L’atelier s’est installé dans une ancienne bergerie mise à disposition par mon oncle. Les travaux de gros œuvre : maçonnerie, électricité, plomberie ont été réalisés par nos soins. De même que la construction, et l’automatisation des machines. Cela s’est avéré parfois plus dur que prévu. Surtout dans l’approvisionnement de pièces industrielles qui sont quasi introuvables dans le département.

Les premières bières « fermières » 100% issues des produits de l’         exploitation, cultivés et transformés dans le respect de la charte Agriculture Biologique, sont sorties presque un an plus tard. Le succès rencontré dès le départ a été pour moi la plus belle des récompenses.

10 ans après, la production est en constante augmentation. Nos clients sont friands de nos produits brassés à partir des céréales et houblons biologiques. Le label agriculture bio et le côté « local » de nos produits y sont pour beaucoup.

La renommée des bières Cordoeil n’est plus à faire. En 2014, la Cordoeil Deuxgrains est reconnue meilleure bière blanche de France au concours de Nancy qui rassemble plus de 400 brasseurs artisanaux. En 2015, c’est la Cordoeil Ambrée qui remporte ce trophée. Et cette année, elle a été primée au concours international de Lyon : médaille d’or pour la Cordoeil Ambrée et Médaille d’argent pour la Cordoeil Blonde.
La brasserie est victime de son succès, il y a souvent des ruptures de stock. Heureusement, un nouveau projet, avec de nouveaux matériels et une extension de bâtiment, va permettre en 2017 de répondre enfin aux demandes de nombreux clients.

Entre temps, et en parallèle de mes activités brassicoles, j’ai eu besoin de prendre part encore un peu plus dans la vie de la vallée. Je suis un enfant du Pays, toute ma famille est native du village de Thorame-Basse. Malgré mes études et mon parcours scientifique, je reste un terrien, ancré à cette commune et à ses cinq villages. C’est donc par conviction citoyenne, autant que par amour pour Thorame, qu’en 2008 je me suis mis au service de ses habitants en devenant maire du village. J’avais alors 35 ans. Je suivais ainsi une longue histoire familiale puisque mon grand-père François POUGNET et son grand-père Gratien POUGNET, furent en leur temps maire de Thorame-Basse.

L’histoire continue au fil de l’eau. Et de la bière ! À votre santé. Avec modération.